Notre première livraison de l’année a pris la couleur de l’espérance…

Notre première livraison de l’année a pris la couleur de l’espérance…
« Sauvés en espérance » : c’est le titre de la seconde encyclique
de Benoît XVI, publiée le 30 novembre dernier, en la fête de
saint André, frère de Pierre — anniversaire du voyage pontifical en
Turquie et au siège du patriarcat de Constantinople. Au même
moment se préparent à la fois le Synode général sur la Parole de
Dieu (prévu du 5 au 26 octobre 2008) et un second Synode spécial
pour l’Afrique [1], alors qu’on célèbre en France une année de la mission
avec sainte Thérèse de Lisieux [2], et qu’une « année saint Paul »
sera commémorée dans toute l’Eglise, du 28 juin 2008 au 29 juin
2009 [3]. Difficile dans ces conditions, pour la vie consacrée, de ne pas
se laisser nouvellement entraîner par le souffle missionnaire qui
l’a déjà et de toujours, portée vers les enfants de Dieu dispersés.
Nous serons particulièrement attentifs, cette année, à la perspective
évangélisatrice qui nous est ainsi heureusement proposée.

Pour commencer, nous avons choisi de laisser émerger sous
nos yeux, en trois moments décisifs, la condition des prêtres. Le
Cardinal G.Danneels, dans une homélie pour le Dimanche des
vocations, met au jour les conditions qui rendent possibles les
vocations sacerdotales : ce qu’il faut demander à Dieu, ce sont les
communautés et les familles où le Christ et son Eglise sont passionnément
aimés. Monseigneur André Dupuy, Nonce apostolique
auprès de la Communauté européenne, dans l’homélie pour
une récente ordination jésuite, pointe la foi en la résurrection
comme lieu de notre unique espérance. Le Père A. de Jaer s.j., longtemps
directeur de notre revue, nous livre, pour le cinquantième
anniversaire de son ordination sacerdotale, un point de vue non convenu sur ce que signifiait la devise de son image-souvenir :
« Témoin de l’amour de Jésus-Christ parmi mes frères, pour les
aider à recevoir sa Parole, son Pardon, son Corps ». En revenant à
l’Evangile de saint Jean, le P. P. Piret s.j. poursuit, au fond, la même
méditation : le croyant s’unit au Verbe fait chair par « des données
matérielles, sensibles, charnelles », comme l’indiquent, dans les
six premiers chapitres, l’eau baptismale et le pain vivant.

A propos de la mission et de la vie monastique, le P. P.-M. Delfieux,
qui a fondé les diverses Fraternités de Jérusalem, nous propose,
après avoir rappelé la genèse de son Institut, un vigoureux
parcours de ce que signifie, pour moines et moniales, d’être
envoyés « à la fin d’un monde ayant, jusqu’à ce jour, typé la civilisation
et la chrétienté occidentales » ; la suite des exigences
qu’il égraine pourrait en inspirer bien d’autres, ailleurs et autrement.
Chez les moines orthodoxes de Roumanie en tous cas, un
magnifique renouveau monastique s’est articulé autour de « starets
 » courageux, présentés l’un après l’autre par le P. Macarie
Dragoi qui les a fréquentés : une galerie de portraits qu’on croit
sortis des déserts d’Egypte, de Syrie ou de Palestine, mais qui sont
tous contemporains. Pour achever le parcours, revenons avec
Louis-M. Grignon de Montfort sur trois noms de la Vierge Marie,
issus de son célèbre traité, que nous présente M.-G. Lemaire —
il faudrait réfléchir à l’affirmation finale∞∞ : « Il n’y a désormais ni
pain eucharistié ni aucune parole théologique possible qui ne
présupposerait la conception mariale de Dieu ». Comme au
début de chaque année enfin, la chronique sur la vie consacrée
fait le point sur les événéments et les ouvrages qui nous ont, un
peu arbitrairement sans doute, donné à penser. Bonne lecture !


Nous rappelons à nos lecteurs qu’ils ont à s’abonner désormais
suivant les nouvelles indications reprises en avant-dernière page de
couverture : ils y trouveront les tarifs et les moyens de régler leur
abonnement selon l’aire géographique qui les concerne. Merci d’être
particulièrement attentifs, en ce moment où commence l’abonnement
annuel.


[1Voir les Lineamenta parus sous le titre « L’Eglise en Afrique au service de la réconciliation,
de la justice et de la paix », le 27 juin 2006.

[2BENOÎT XVI, Lettre du 12 septembre 2007 au Cardinal Ivan Dias, préfet de la Congrégation
pour l’Evangélisation des peuples.

[3BENOÎT XVI, Angelus du 29 juin 2007.