Jusqu’à ce jour, « l’Église avance dans son pèlerinage à travers les persécutions du monde et les consolations de Dieu », affirmait saint Augustin, dans la Cité de Dieu

Jusqu’à ce jour, « l’Église avance dans son pèlerinage à travers
les persécutions du monde et les consolations de Dieu », affirmait
saint Augustin, dans la Cité de Dieu (18, 51 ; cf. LG 8). Au
terme d’une année éditoriale bien remplie (on s’en apercevra en
jetant un coup d’œil sur la table analytique), nous voici déjà au
cœur de la célébration du Synode pour le Moyen-Orient, que
nous présente Mgr Pierre Raffin, tandis que le P. Cédric Burgun,
prêtre du même diocèse, fait écho au Colloque organisé à Verdun
et à Metz, en mai dernier, pour célébrer le soixantième anniversaire
des débuts de l’Union européenne. Voilà un double horizon
pour les chrétiens que nous sommes, parfois embarqués dans de
douloureuses révélations, battus par les vents mauvais des
emphases médiatiques, mais qui ne peuvent se résoudre à se
laisser gagner par la désespérance. Le silence de Jésus convoqué
au jugement de la femme adultère, puis révélant dans sa passion
comment le Père se dévoile en se taisant, peut envelopper nos
afflictions, puisque, ainsi que le P. Benoît Andreu, o.s.b. nous propose
de le méditer, le Seigneur porte en son propre corps les désaffections
les plus intimes.

La commémoration de l’année sacerdotale du peuple de
Dieu, à laquelle nous avons fait plusieurs fois écho, trouve dans
la présente livraison sa relecture pour la vie consacrée, sous la
plume du P. Benoît Malvaux, s.j. : nous n’avions peut-être pas vu
toutes les perspectives qui s’ouvraient à nous. Et comme la vie
consacrée est multiple, diverses sont les manières d’y représenter
les mystères du Christ, indique le P. Bernard Pottier, s.j.,
lequel poursuit sa réflexion sur le célibat en indiquant les points
d’ancrage, mais aussi les bienfaits, d’une option irréversible
pour le Christ d’abord. La chronique des ouvrages d’Écriture
sainte portant sur le Nouveau Testament est présentée enfin,
par Véronique Fabre, avec le brio qu’on lui connaît.

Avec les recensions d’ouvrages récents et l’annonce des
ouvrages reçus, les tables annuelles ferment la marche des livraisons
de nos quatre saisons. Il est donc l’heure, comme le feuillet
annexé à cet exemplaire vous en aura avertis, du réabonnement
annuel, pour lequel vous trouvez soit au verso du feuillet susdit,
soit en page intérieure, les indications nécessaires et le prix
inchangé. Nos pas se croiseront peut-être, à l’assemblée des religieux
et religieuses françaises (Lourdes), à la rencontre mondiale
des revues pour la vie consacrée (Madrid), au colloque bisannuel
des formateurs religieux de la région des Grands Lacs (Lubumbashi)…
Merci de votre compagnie, et au plaisir de vous retrouver
bientôt !