Pendant que l’Église passait de la doctrine de remplacement à celle de l’accomplissement, puis au dialogue interreligieux, l’auteur montre com- ment les religieux de vie monastique, pionniers dans le domaine s’il en est (Le Saux, Merton, etc.), ont pu allier un attachement exclusif au Christ et un accueil inconditionnel des « autres » en son nom. C’est qu’ils se sont portés au niveau de l’expérience spirituelle — dans le dialogue intra­ religieux donc —, grâce à la rencontre des personnes, et non pas des doc- trines ou des voies spirituelles. Ce pèlerinage montre, malgré ses risques, une fécondité paradoxale dont la théologie chrétienne pourrait s’inspirer.

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