À cette dernière livraison de l’année est joint un feuillet de couleur vive, qui vous invite au réabonnement…

À cette dernière livraison de l’année est joint un feuillet de
couleur vive, qui vous invite au réabonnement ; nous espérons
que les plus distraits remarqueront qu’il a fallu en augmenter le
prix. Ce n’est pas que notre administration, limitée à l’essentiel,
soit devenue moins économe ; c’est hélas que les tarifs postaux
augmentent, dans nos pays, de manière préoccupante, au point
de menacer la vie même des périodiques qui utilisent un mode
de transmission qu’on sait encore utile au plus grand nombre.
Peut-être devrons-nous un jour réfléchir à d’autres façons de
vous atteindre, complémentaires d’un travail d’édition auquel
nous voulons prioritairement nous consacrer. Votre prompt réabonnement
signera, en tout état de cause, votre intérêt pour
notre angle d’approche, si généraliste et si spécifique à la fois, de
toutes les formes de la vie consacrée et de tout ce qu’elles traversent,
au fil des temps mouvementés qui leur sont donnés.

La grande tradition du Carmel est souvent représentée, dans
nos pages ; mais l’article du Père Didier-Marie Golay, o.c.d. qui
ouvre ce numéro, dépasse de loin l’intérêt pour une famille spirituelle
déterminée ; il montre comment l’école thérésienne, outre
un apport considérable à la littérature, a permis à des femmes
exceptionnelles de traverser, au prix que l’on sait, la « nuit allemande
 » ; un signe d’espoir, pour qui se trouve aujourd’hui appelé
à de tels passages.

Bientôt reviendra le temps de l’Avent, ce début de la nouvelle
année liturgique où l’Église redécouvre, chaque année, les commencements
de la venue de Dieu dans notre chair. Avec l’acribie
qu’on lui connaît, le Père Pierre Piret, s.j., visite la liturgie eucharistique
de ces quatre semaines, puis du temps de Noël et de son
octave, jusqu’à l’Épiphanie : une manière de nous préparer à
l’attente du Seigneur, puis à la célébration des premières manifestations
de notre salut.

Poursuivant le parcours des œuvres de certaines hautes
figures spirituelles que l’on trouve ici et là dans nos pages, Sœur
Noëlle Hausman, s.c.m. nous présente cette fois la pensée de
saint Bernard de Clairvaux. L’évocation rapide des traités sur la
grâce et le libre arbitre ou sur l’amour de Dieu soutient la présentation
des Sermons sur le Cantique des cantiques, dont la postérité
fut si féconde dans la spiritualité chrétienne (concernant les
épousailles du Verbe et de l’âme), mais aussi pour la théologie de
la rédemption (avec la ressemblance inamissible), en raison d’un
Amour qui permet à l’Épouse de l’aimer en retour.

Le célibat pour le Royaume, promis dès le diaconat par ceux
qui sont ordonnés en vue du sacerdoce, peut-il être réfléchi en
regard des caractéristiques de la vie consacrée ? Le Père Emmanuel
Schwab, curé de Paris, entre résolument dans cette voie,
non seulement par le biais du témoignage, mais encore, en évoquant
les sources liturgiques, sacramentelles, spirituelles d’un
état de vie dont il trace aussi les contours dogmatiques. On pèsera
les arguments de l’auteur pour qui, finalement, « l’expérience
curiale est une étonnante expérience nuptiale », ainsi que la
figure de Jean-Baptiste permet de l’entrevoir.

Que peut-il y avoir de commun entre une béguine des premiers
temps et le fondateur de la Compagnie de Jésus, entre la
mystique de l’une et l’efficacité apostolique de l’autre ? Madame
Térèse-Marie Bernard-Pirnay présente, publications récentes
aidant, ce surprenant diptyque, et montre les apparentements
de leurs itinéraires. Tous deux, indique-t-elle, « fortifient l’Église »,
celle de leur temps et celle du nôtre.

La chronique du Nouveau Testament que nous propose
Véronique Fabre ravira les amis de l’Écriture sainte que nous
sommes par nature et par vocation. Une bonne vingtaine
d’ouvrages nous permettent ainsi de suivre les travaux de la
recherche, en même temps que de repérer les ouvrages les plus
savoureux — et ce peut être les mêmes !

Comme toujours, nous finissons notre numéro par les compte
rendus de nombreux ouvrages et la liste des livres récemment
reçus. Et notre année éditoriale s’achève sur les tables habituelles :
celle des articles, classés par auteurs ; celle des thèmes, pour ceux
qui cherchent un sujet précis ; et celle de la bibliographie, qui renvoie
aux recensions publiées dans l’année. N’oublions pas que ces
tables sont disponibles sur notre site www.vies-consacrees.be,
ainsi que les éditoriaux et les recensions depuis 2004. Bonne lecture,
bon réabonnement, à bientôt.