Nous voici, dans l’hémisphère nord, au temps des chapitres, des retraites, des détentes ou, pour d’autres, d’un plus grand engagement dans le travail apostolique. Quels que soient nos lieux de vie, nous avons été rejoints par le discours que le pape Benoît XVI a adressé, pour la première fois, aux Supérieurs et Supérieures généraux des Instituts de vie consacrée et des Sociétés de vie apostolique qu’il a reçus en audience spéciale à Rome, le 22 mai dernier.

Nous voici, dans l’hémisphère nord, au temps des chapitres,
des retraites, des détentes ou, pour d’autres, d’un plus grand engagement
dans le travail apostolique. Quels que soient nos lieux
de vie, nous avons été rejoints par le discours que le pape Benoît
XVI a adressé, pour la première fois, aux Supérieurs et Supérieures
généraux des Instituts de vie consacrée et des Sociétés
de vie apostolique qu’il a reçus en audience spéciale à Rome,
le 22 mai dernier. Des paroles fermes ont été prononcées, qui
nous encouragent à nous détacher de tout ce qui n’est pas le
Christ, pour « brûler de son amour incandescent et être transformés
par la splendeur de sa beauté » : il s’agit d’être « un signe
lumineux de l’Evangile et de ses paradoxes », en particulier par
un style de vie chaste, pauvre et obéissant. Il faudra y revenir.
Connaissez-vous Vatican II ? Cette question paraîtra moins
insolite à la lecture de l’importante étude que le cardinal G. Danneels
a bien voulu nous confier, à propos des quatre constitutions
conciliaires majeures. Ainsi, la vie chrétienne — donc aussi
la vie consacrée — peut se comprendre en termes de sainteté et
d’espérance. Dans le cas d’Eustache van Lieshout, nouveau
bienheureux de sa congrégation, le père E. Brion compare
l’aventure spirituelle d’un humble missionnaire hollandais au
Brésil, avec le séjour qu’y passa le très célèbre écrivain français
Georges Bernanos. L’abbé R. Tardy médite ensuite sur le célibat,
consacré ou non choisi : n’y a-t-il pas lieu de l’entendre aussi
comme un cri vers le ciel ?

La chronique annuelle d’Ecriture sainte nous fait parcourir
le monde de l’Ancien Testament, du côté des recherches les plus
récentes : un très utile instrument de travail pour les non spécialistes, qui inspirera les bibliothécaires, les formateurs, et bien
entendu tous ceux qui ont chaque jour à prendre dans leurs
mains la Sainte Ecriture (Perfectae caritatis, 6). La présentation
d’une encyclopédie augustinienne remarquable nous rappelle
enfin l’urgence de la fréquentation des Pères.
« Qu’en serait-il du monde, s’il n’y avait les religieux ? », demandait
le Christ à Thérèse d’Avila hésitant à fonder son premier
couvent réformé (1). Cette citation magnifique illustre la conclusion
de l’exhortation postsynodale Vita consecrata (au numéro
105). Et que serions-nous, pauvres consacrés toujours à réformer,
sans l’Esprit Saint qui est, depuis la Pentecôte, donné en
personne pour notre félicité ?

1. Cf. SAINTE THÉRÈSE DE JÉSUS, Vie écrite par elle-même, in Œuvres complètes, Seuil,
1949, p. 351 (Libro de la Vida, ch. 32, 11). Le Sauveur lui donnait à entendre que « bien
que les familles religieuses fussent relâchées de leur ferveur primitive, je ne devais pas
croire qu’il en tirât peu de gloire ; et que deviendrait le monde s’il n’y avait des religieux
 ? »

« Vies consacrées »

24, bd Saint-Michel

B-1040 Bruxelles