Bonne lecture, sainte et heureuse année à tous !

Voici 2007, et d’autres jubilés que celui des familles de Charles
de Foucauld ou de saint Ignace, ou des anniversaires relatifs à Elisabeth
de la Trinité. Nous continuons à les saluer dans les pages
qui suivent, d’abord avec le texte inaugural que l’archevêque de
Paris, Mgr A. Vingt-Trois, a bien voulu nous confier en action de
grâce pour saint Ignace — on aurait aussi bien pu l’intituler « Mission
et Eglise ». Le quatrième des cinq Congrès pour l’évangélisation
de la ville qui s’est tenu, durant les jours de Toussaint, à
Bruxelles et ailleurs en Belgique, a en effet profondément renouvelé
nos perspectives missionnaires : comment ne pas s’identifier
comme chrétiens, comment ne pas manifester publiquement
notre « consécration particulière », après ces temps d’allégresse
à attester ce que nous sommes, grâce au Seigneur ?

Ceux que la dévotion au Cœur du Christ intrigue ou passionne
trouveront dans la récente Lettre de Benoît XVI à la Compagnie
de Jésus, présentée par le père D. Dideberg, une vision
neuve de ce que le Pape nomme singulièrement le « flanc transpercé
par la lance ». La méditation de l’abbé R. Tardy sur le Cœur
de Jésus (et le saint Cœur de Marie) nous emporte, des Exercices
spirituels
d’Ignace à la basilique de Montmartre, dans ce courant
d’intime guérison. Une réflexion fondée dans la psychanalyse et
la systémique décrit ensuite les besoins psychiques de l’être humain,
donc aussi du consacré, en particulier quand il est en souffrance
ou en crise de maturité : comment, demande le docteur
D. Struyf, un responsable peut-il veiller aux besoins psychiques
de son groupe ?

Nous sommes particulièrement heureux de faire écho, avec
le père L. Ngoy, à la remarquable exhortation que la Conférence
nationale du Congo (Kinshasa) vient de publier au sujet de la vie
consacrée et de l’évangélisation dans cet immense pays ; son
titre « Frères et sœurs consacrés, réveillez-vous ! Avancez au
large ! (cf. Ap 3, 2 ; Lc 5, 4) » pourrait bien interpeller qui veut l’entendre
au-delà de ce « continent africain qui accueillit l’enfant Jésus sur son sol, [et y] a aussi vu naître les premières formes de
la vie de consécration au Seigneur ». Le visage très précis d’Elisabeth
de la Trinité, dessiné par le père. C. De Meester, nous
montrera d’ailleurs comment les chemins de Dieu conduisent
patiemment qui les suit sans détours, à des sommets inattendus.
Enfin, la chronique sur la vie consacrée fait mémoire de rencontres
et de lectures récentes, au fil de notre petit tour du
monde des consacrés, commencé à Rome et terminé à Lourdes
— en attendant des horizons moins européens.

Bonne lecture, sainte et heureuse année !

« Vies consacrées »

24, bd Saint-Michel

B-1040 Bruxelles