De nouvelles conditions pour votre réabonnement 2008...

Cette livraison débute par un important article du P. Michel Mallèvre,
sur le défi que représente l’œcuménisme pour la vie consacrée de
toutes les Eglises chrétiennes : les mutations récentes offrent de nouvelles
chances aux communautés monastiques et religieuses, « témoins
d’une tradition, d’une insertion ecclésiale forte, de la cohérence d’une
forte expérience spirituelle… ». Thérèse de Jésus est ensuite présentée,
par le père François-Régis Wilhélem, dans sa « théologie vécue », où la
vie spirituelle devient progressivement de plus en plus mystique, en
même temps qu’éclôt un puissant esprit apostolique – la voici plus
proche d’Ignace de Loyola qu’on ne le pense souvent. Une autre fondatrice,
mais de vie apostolique, sœur Ghislaine Aubé, nous conte une
petite parabole, pour nous « relancer dans la prière », puisque l’âge
avancé peut être « le temps de grands combats qui avaient jusque-là été
épargnés ». Le frère Daniel Briant étudie longuement la difficile question
du partage du charisme avec les laïcs, en particulier dans le monde
de l’enseignement ou de la santé qu’il connaît le mieux, puis il tire
quelques conclusions de grande importance. Le père Lambert Lwamba
Musinde médite sur la formule de sa profession religieuse, celle des Salésiens
de don Bosco, rappelant ainsi que nos trésors liturgiques sont
par excellence des ressources puissantes pour la pensée et pour l’action.
La chronique d’Ecriture Sainte de Véronique Fabre, portant sur le
Nouveau Testament, parcourt les ouvrages récents qui tracent comme
toujours de nouvelles pistes de recherche, avant les « Renseignements
bibliographiques » variés et la liste des ouvrages que nous venons de recevoir.
Comme il est d’usage à la fin de chaque année, trois tables sont
proposées : l’une relève les articles publiés en 2007, l’autre analyse les
thèmes explorés, et la dernière inventorie tous les ouvrages recensés
dans la même période.

*

La récente enquête que nous venons de faire auprès des communautés
de lectrices et lecteurs qui, parfois depuis longtemps, reçoivent
la revue grâce à la générosité des autres (voyez notre encadré si vous
voulez rejoindre cette forme de partage) nous assure que toutes les rubriques
sont appréciées soit par les uns, soit par les autres — et en particulier,
dans les pays non européens, ces recensions et chroniques si
utiles à la formation des jeunes et moins jeunes.
Les quatre professeurs qui se sont engagés dans le service de la
revue et le poursuivent, estiment eux aussi que cette forme d’apostolat
par l’écriture est aujourd’hui plus utile que jamais. Aider d’autres à publier
(et parfois, publier soi-même, comme chacun de nous l’a fait) est
une manière très appropriée de multiplier les bénéficiaires de recherches
souvent onéreuses. L’écrivain chrétien travaille en effet pour
la gloire et la louange de Dieu, mais il est appelé à ce service dans le
temps des hommes. Il ne suffit donc pas de se tenir simplement devant
Dieu (mais il le faut, au principe) ; il est encore nécessaire de parler (c’est
cela, la théo-logie), et de faire retentir cette parole au-delà du cercle restreint
de ses premiers auditeurs. Or, le support de l’écrit a depuis toujours
puissamment relayé l’articulation de la révélation divine, biblique
et chrétienne ; et depuis l’invention de l’imprimerie, la publication est
le véhicule le plus apte à la circulation des messages et des échanges
spirituels — via la mise par écrit, bien plus que par le son, même musical,
ou l’image, même dans ses avatars actuels de la toile (Internet !),
marqués par la précipitation.
Pour les personnes portées à l’étude, la mise en forme des pensées
est salvatrice, en même temps que missionnaire. Car il s’impose, sous
peine de manquer l’essentiel, de partager les dons reçus à ceux qui y
ont droit — surtout s’ils n’ont pas le temps, l’argent, ou la préparation
requise. Le contre-don peut venir de ceux qui nous envoient leurs réactions,
et surtout de ceux que notre publication entraînerait à écrire
des choses utiles aux autres, dans le Seigneur — il n’est pas rare que cela
arrive et c’est ainsi aussi que se construit une tradition spirituelle et
apostolique.
La vie consacrée a-t-elle jamais existé sans se dire dans un langage
qu’il faut apprendre, pour la continuer ? Notre revue est donc un lieu
pastoral pour cette vocation.


Réabonnements 2008

Avec ce numéro s’achève la quatrième année de notre renouveau.
Dès l’année prochaine, nous allons prendre en
charge nous-mêmes la diffusion de la revue et la gestion de
ses abonnements. C’est donc à d’autres comptes ou à l’ordre
d’un nouveau destinataire que vous pouvez, dès maintenant,
renouveler votre abonnement, à un tarif légèrement augmenté
 ; cette dernière disposition correspond au fait que, depuis
une année déjà, nous offrons 80 pages au lieu de 72, à
chaque livraison.
Nous remercions notre diffuseur habituel, les éditions Fidélité,
pour le service qu’il a rendu pendant de longues années
à la revue.
Vous trouverez à la rubrique « Abonnements » les nouvelles conditions
de votre réabonnement 2008.