Notre année éditoriale s’est ouverte par une méditation de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie du regretté Père A. Chapelle s.j., nous indiquant comment « Dieu a réussi » ; elle se termine à présent par la considération du même mystère, sous la plume du Père B. Carniaux, qui montre comment « le “second Adam” et la “seconde Ève” se révèlent être les premiers depuis les origines ».

Notre année éditoriale s’est ouverte par une méditation de
l’Immaculée Conception de la Vierge Marie du regretté Père
A. Chapelle s.j., nous indiquant comment « Dieu a réussi » ; elle
se termine à présent par la considération du même mystère, sous
la plume du Père B. Carniaux, qui montre comment « le “second
Adam” et la “seconde Ève” se révèlent être les premiers depuis les
origines ». Nos cheminements quotidiens s’inscrivent ainsi dans
l’immense parabole qui va des commencements aux consentements
plus originels encore. On ne peut s’empêcher d’évoquer
G. Bernanos, dans son Journal d’un Curé de Campagne, qui écrivait
que Marie avait été faite « plus jeune que le péché » [1] — ce
même Bernanos qui trouva l’inspiration pour son Curé d’Ambricourt
en saint Jean-Marie Vianney, mort il y a 150 ans, auquel une
année jubilaire est actuellement dédiée. « Vies consacrées »
s’honore d’avoir inauguré la réflexion partout en cours au sujet
des prêtres, par ses articles sur la vie des chanoines réguliers
(Th. Handgrätinger, prélat général des prémontrés) et sur le
ministère sacerdotal propre aux religieux (R.E. Lamoureux,
supérieur général des Assomptionistes). Ce n’était sans doute
qu’un début.

D’autre part, nous avons, cette année encore, souvent recouru
aux figures singulières de la sainteté chrétienne, sacerdotale
(Cardijn, le Père Damien) ou féminine (E. Stein, Bernadette Soubirous, Thérèse d’Avila), tandis que nous tâchions d’accompagner
les questions du monde (ainsi, la crise financière, ou les
besoins psychiques des êtres humains) aussi bien que les urgences
de l’Église (l’éveil religieux de la Chine, le synode pour l’Afrique,
la pédagogie de Cardijn,…). Dans la présente livraison, on
trouvera comme toujours l’alternance de témoignages éclairants
(comme celui du Père P. Meyfroot) et de réflexions confirmées
(comme celle du Père S.Decloux, sur l’écoute de la Parole, ou du
P.P. Piret sur l’année liturgique). On pourra entendre l’évocation
de « Th. Merton en quête du Père » (par dom D. Milfroy) en se
reportant à la description antérieure de « la paternité spirituelle
dans la tradition monastique occidentale » (par dom M. van
Parijs). Dans sa chronique annuelle d’Ecriture sainte au sujet du
Nouveau Testament, V. Fabre revient bien entendu sur l’année
paulinienne et d’autres études récentes qui peuvent compter.
Quelques ouvrages choisis nous sont ensuite présentés plus brièvement,
avant ces tables finales qui permettent le bon usage de
nos quatre livraisons. On rappellera d’ailleurs que ces tables
annuelles, ces recensions, ces éditoriaux, se trouvent régulièrement
portés sur notre site internet www.vies-conscrees.be

Notre année éditoriale s’achève, non sans le devoir d’annoncer
que nos tarifs augmentent, pour l’année prochaine, dans la
plupart des régions du monde (merci de vérifier votre situation
en avant-dernière page de couverture, ou sur le feuillet de couleur
joint au numéro). Les imprimeurs et les services postaux
sont la seule cause de cette majoration que nous déplorons sans
pouvoir l’éviter.

Au plaisir de vous retrouver !


[1« Oui, mon petit, pour la bien prier, il faut sentir sur soi ce regard qui n’est pas tout
à fait celui de l’indulgence — car l’indulgence ne va pas sans quelque expérience
amère — mais de la tendre compassion, de la surprise douloureuse, d’on ne sait quel
sentiment encore, inconcevable, inexprimable, qui la fait plus jeune que le péché,
plus jeune que la race dont elle est issue, et bien que Mère par la grâce, Mère des grâces,
la cadette du genre humain ».