Le magistère romain ou épiscopal des cinquante dernières années s’enracine toujours dans le Concile (même s’il le prolongeou s’en démarque quelquefois). Il suffit pour en être convaincude parcourir les références et notes des encycliques de Benoît XVI…

Le magistère romain ou épiscopal des cinquante dernières années s’enracine toujours dans le Concile (même s’il le prolonge ou s’en démarque quelquefois). Il suffit pour en être convaincu de parcourir les références et notes des encycliques de Benoît XVI ou, plus largement, celles des exhortations postsynodales des trois derniers Papes ; et que serait-ce si on considérait tous les documents qui nous sont arrivés de Rome ou des conférences épiscopales, depuis le Concile ? Il est temps de relire Vatican II pour entendre à neuf le cantus firmus, la voix profonde, de l’Esprit du Seigneur parlant à son Eglise.

Avant de présenter la suite de notre relecture conciliaire, nous sommes heureux et honorés de publier en français l’étude du P. Sebastiano Paciolla, o.cist., au sujet des « nouvelles communautés » surgies dans l’Eglise catholique, avant ou après l’exhortation (décisive) Vita consecrata. La terminologie de ces groupements nouveaux doit être clarifiée, certes ; mais surtout, la pratique de la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique (CIVCSVA) pourrait, si elle était mieux connue, aider plus d’un groupe émergent à se situer dans la vie consacrée ou à ses côtés.

Pendant que se déroule le Synode sur la nouvelle évangélisation, nous poursuivons donc notre évocation des grands textes du Concile. Comment en effet célébrer le jubilé de Vatican II sans revenir aux documents promulgués ? C’est la majestueuse constitution dogmatique sur l’Eglise Lumen gentium qui, cette fois, sera présentée d’abord, avec la composition dynamique qui permet d’y référer toute l’ecclésiologie contemporaine (Noëlle Hausman, s.c.m.). Or, du côté des états de vie, l’Eglise, « peuple de Dieu, corps du Christ, temple de l’Esprit », est constituée majoritairement de laïcs ; le décret sur l’apostolat des laïcs réfléchit à leur mission propre, dans un monde qu’il leur revient de révéler à lui-même, comme du dedans ; mais ces acquis de l’avant-Concile suffisent-ils à rencontrer le profil des laïcs d’aujourd’hui, pris entre la « présence d’enfouissement » et la « présence d’affirmation » (B.Malvaux, s.j.) ?

Après cette sorte de rubrique conciliaire, la chronique annuelle du Nouveau Testament nous permet de visiter une bibliothèque de vingt-cinq ouvrages environ : on y retourne aux évangiles, aux écrits apostoliques, aux méthodes de recherches, non sans ouvrir sur les plus hautes figures de notre foi : Marie, Jésus, Dieu, Joseph… (Véronique Fabre). D’autres livres sont ensuite présentés sommairement, et les plus récents, signalés comme « ouvrages reçus ». Les tables annuelles achèvent comme d’habitude la dernière livraison de l’année : les articles parus, puis les thèmes traités, et enfin, les ouvrages recensés qui permettent de se rappeler le chemin parcouru.

L’année 2013 poursuivra encore un temps les études conciliaires, tout en demeurant attentive aux diverses formes de la vie consacrée, dans leur évolution pratique et leur recherche fondamentale.

Il est donc urgent de se réabonner, et là, nous innovons ! Ceux qui désireraient régler leur(s) abonnement(s) par les moyens électroniques pourront désormais le faire via le site paypal@vies-consacrees.be ; qu’ils s’y rendent pour toute information à ce sujet. Les autres peuvent bien entendu toujours régler le montant approprié (voir la troisième page de couverture pour les tarifs) de la manière habituelle. Tous remarqueront que nos tarifs sont inchangés, quoiqu’il en soit du montant toujours plus élevé de nos frais postaux. Nous préparons pour l’année prochaine une refonte de notre site (www.vies-consacrees.be) qui devrait à cet égard rendre la consultation de nos archives beaucoup plus accessible. Mais bien entendu, la version papier de nos livraisons demeure notre priorité, et notre choix. A bientôt !