Avant même que ne s’achève l’Année de la Vie consacrée, s’ouvrira le 8 décembre prochain l’Année sainte de la Miséricorde, tandis que les échos du dernier Synode sur la Famille n’en finissent pas de retentir : serait-ce que la vie consacrée et la famille se soutiendraient dans la vocation missionnaire de l’Église ? ou encore, que la Miséricorde de Dieu nous appellerait à nous renouveler ensemble dans un seul Amour ? Le Hors Série que nous avons eu la joie de vous offrir voulait indiquer quelque chose de ces chemins inédits qui se découvrent à qui les cherche dans l’humilité des jours — simples petits sentiers, parfois, que la confiance du coeur est souvent seule à vouloir poursuivre. Comme la rose d’Angelus Silesius, l’Amour est sans pourquoi, il est à lui-même sa raison et sa mesure.
Pour ouvrir le présent numéro, Monseigneur Luc van Looy, salésien et évêque de Gand, s’interroge sur l’insertion des personnes consacrées dans le monde d’aujourd’hui, en éclairant la Lettre Scrutate de notre Dicastère par deux documents récents du Pape François : l’exhortation apostolique La joie de l’Évangile, et l’encylique Laudato si’ sur la préservation de la terre et de la vie.
Des trois conseils évangéliques que professe la vie consacrée, la pauvreté pourrait bien être le plus grand, si la chasteté est première et l’obéissance, ultime. Réfléchissant à ces pauvres portant l’élection divine depuis la Première Alliance, le Père Pierre Piret, s.j. médite sur la parole de Jésus, parfois tournée en dérision ; mais c’est le mystère de Dieu qui s’y livre, et nous n’avons pas fini d’en peser le poids de surabondante gratuité.
La fréquentation des moines du temps jadis, témoins d’autres traditions chrétiennes, présenterait-elle encore un intérêt autre qu’historique ? C’est ce qu’on découvrira en suivant, grâce à dom Michel van Parys, o.s.b., le colloque de saint Nil de Rossano avec l’abbé du Mont Cassin, au xe siècle : le moine accompli ne peut qu’être ange de communion parce que « son oeuvre est [tout ensemble] miséricorde, paix, sacrifice de louange ».
Il existe diverses formes de vie consacrée canoniquement reconnues. Les sociétés de vie apostolique n’en font pas partie, souligne Monseigneur Jean Bonfils, s.m.a. et évêque émérite de Nice, qui excelle à mettre en évidence ce que ces sociétés ont de propre, pour le bien de toute l’Église.
La vie consacrée qui semble dans nos régions affaiblie et fragile offrirait-elle en réalité une temporalité durable comme le temps de Dieu ? La vie ordinaire « aux travaux ennuyeux et faciles » n’est-elle pas, suggère le Père Alain Mattheeuws, s.j. avec le poète, « une oeuvre de choix qui veut beaucoup d’amour » ?
Comme à chaque dernière livraison de l’année, la chronique biblique vous est proposée. Deux nouveautés à ce sujet : la chronique d’Ancien Testament et de judaïsme est rejointe par celle du Nouveau Testament ; le chroniqueur qui succède au Professeur Didier Luciani est l’abbé Sébastien Dehorter, prêtre de
l’Emmanuel et doctorant à Louvain-la-Neuve. Prenez et lisez !
Quelques comptes rendus et la liste des ouvrages reçus depuis le dernier numéro précèdent les tables annuelles. L’année prochaine, nous envisageons de placer ces tables finales sur notre site, que vous ne pouvez manquer de visiter. Il présente bien des possibilités de mieux comprendre et vivre l’Année de la Vie consacrée (brèves, articles de fond…), sans compter le diaporama qui illustre à profusion le poème de notre Hors Série sur le livre de Ruth.
Et surtout, n’oubliez pas de vous réabonner, en suivant les tarifs 2016 disposés en page 3 de la couverture ou sur le feuillet qui accompagne ce numéro. A bientôt la joie de vous retrouver !