Aux portes de l’automne, voici déjà le dernier numéro d’une année encore en fruit. Une fois de plus, les consacrés en tous genres viennent (en tous cas en langue française) d’être pressés de proposer des outres neuves pour un vin nouveau. La référence évangélique qui donne son titre à ce dernier document de la Congrégation pour les Instituts de vie consacrée et les Sociétés de vie apostolique (voir sur notre site www.vies-consacrees.be), récapitule, pour « finir » l’Année de la vie consacrée, ce qui en était attendu : non pas le vin nouveau, toujours donné, mais les contenants inusités qui permettraient de le dispenser généreusement  ; y avons-nous sérieusement réfléchi ?

La Rencontre de sœur Simone, Petite Sœur de l’Évangile, nous conduit dans ce monde carcéral nord-américain où semble disparaître toute espérance ; et cependant, quelques femmes de foi, aidées d’un prêtre inspiré comme elles par Charles de Foucauld, y ont fait resplendir la joie d’une renaissance au plus profond des cœurs – témoignage d’Évangile qu’elles poursuivent aujourd’hui en Belgique.

Quand des laïcs membres d’une Communauté nouvelle comme le Chemin Neuf se laissent toucher par l’engagement communautaire, il arrive qu’ils soient de plus en plus impliqués dans la mission à l’étranger, au service de ces Églises jeunes qu’ils ne peuvent qu’aimer. C’est l’aventure que poursuivent au Tchad Pascale Watine-Christory et son mari, un Kairos pour l’Europe aussi bien que pour l’Afrique. Depuis Amoris Lætitia, l’exhortation apostolique qui a suivi le double Synode sur la famille, des divergences se font jour dans l’interprétation du texte quant à la discipline sacramentaire de l’Église catholique. Les pages que propose le père Benoît Carniaux, o.praem., en Orientation, pourraient se révéler décisives dans bien des situations. Ensuite, c’est sur un fond de silence que sœur Noëlle Hausman, s.c.m., entend certains passages prophétiques et l’enseignement de Jésus lui-même ; la Parole ne nous est-elle pas toujours livrée comme un « bruit de silence ténu » (1 R 19,12) ?

La Chronique biblique annuelle du père Sébastien Dehorter, prêtre de l’Emmanuel, nous permet d’« ouvrir le Livre » toujours à neuf : 25 ouvrages y sont présentés avec une bienveillance critique qui permet d’approcher les difficultés de l’interprétation, et la jubilation qui se promet au scribe du Royaume.

Enfin, sœur Marie-David Weill, c.s.j., se livre Sur un autre ton à la traversée romanesque des œuvres pseudonymes du théologien majeur qu’elle nous apprend à fréquenter ; on verra qu’il n’y avait pas là que du délassement, mais des avertissements prophétiques qui ne sont pas encore tous déchiffrés.