Actes 2,1-13, qui est l’objet de cet ouvrage, est le récit de la descente de l’Esprit Saint sur les apôtres le jour de la Pentecôte et de ses conséquences charismatiques.
Dans le premier chapitre, Christian Grappe rapporte les fruits de l’exégèse contemporaine de la péricope, dont il fait une analyse synchronique puis diachronique, faisant des parallèles avec plusieurs textes intertestamentaires.
Martine Dulaey regarde ensuite comment le don des langues a été compris à l’époque patristique. Les Pères, qui n’ont guère écrit de commentaire suivi des Actes des Apôtres, évoquent cependant à plusieurs reprises le don des langues, dont ils cherchent à comprendre le sens et la portée.
Dans le chapitre suivant, Gilbert Dahan se penche sur l’exégèse médiévale du parler en langues et remarque notamment que tous les interprètes médiévaux se demandent si le miracle est du côté des apôtres (qui parleraient des langues qu’ils ne connaissaient pas) ou du côté des auditeurs.
Ensuite, Matthieu Arnold regarde la compréhension de la péricope chez les réformateurs protestants. Jean-Robert Armogathe, quant à lui, passe en revue divers auteurs du XVIIe siècle.
Enfin, l’ouvrage se termine par une annexe de Catherine Dejeumont sur les signes de l’inspiration chez les dissidents religieux du XVIe siècle.
On retiendra notamment de cet ouvrage un point intéressant mentionné à plusieurs reprises : le parler en langues de la Pentecôte n’est pas compris par les interprètes anciens et médiévaux à partir du phénomène de glossolalie, dont parle Paul en 1 Co 14, mais c’est plutôt l’inverse.
Collection Lectio divina / Études d’histoire de l'exégèse, 21
Éditions du Cerf Patrimoine, Paris, janvier 2024
170 pages · 24,00 EUR
Dimensions : 14 x 22 cm
ISBN : 9782204162319