Par un familier de la Terre Sainte qui n’en est pas moins exégète, un commentaire linéaire du troisième évangile, dans un style accessible et pédagogique, qui met l’ouvrage à la portée de tout type de lecteur. Le texte est pourtant lu de près et éclairé par la vaste culture biblique de l’A. En amont du commentaire suivi, un premier chapitre présente « l’œuvre de Luc », situant à la fois l’auteur, son projet et son originalité dans le concert synoptique. Suivent 25 chapitres regroupés en 4 parties qui forment déjà une proposition exégétique : I. Préparations (1,5-4,13) ; II. Révélation de Jésus et mission en Galilée (4,14-9,50) ; III. Le chemin vers Jérusalem (9,51-21,38) ; IV. L’alliance nouvelle en Jésus (22,1-24,53). Plusieurs tableaux ou encadrés soutiennent efficacement le texte et, en fin d’ouvrage, un relevé des références lucaniennes dans le lectionnaire romain fait le lien entre exégèse et liturgie. Mais l’intérêt principal de l’ouvrage réside sans doute dans une alliance réussie entre lecture littérale (l’A. ne craint pas d’offrir des découpages précis, en même temps que des propositions d’interprétation) et clés d’interprétation. Ainsi, à la double question que posent les quatre évangiles – Qui est Jésus ? Comment peut-on devenir son disciple ? –, il fait correspondre deux verbes, voir et servir, dont il éclaire l’usage lucanien, montrant qu’il s’agit d’une clé donnée par l’évangéliste lui-même dès les premiers versets de son message, ce que ne cesse de confirmer la suite de son récit : « Le témoin oculaire doit devenir serviteur de la Parole » (p. 103). Un bon outil à la fois pour découvrir et approfondir la lecture du troisième évangile.
Collection Cahiers du collège des Bernardins
Parole et Silence, Paris, janvier 2019
190 pages · 14,00 EUR
Dimensions : 14 x 21 cm
ISBN : 9782889189960