Éclairer et accompagner des engagements toujours plus évangéliques dans toutes les formes de la vie consacrée
Sœur auxiliatrice, psychanalyste, l’autrice de « Vivre avec l’irréparé », qui a donné le ton à toute la première journée de notre Colloque centenaire, considère que si l’irréparable est définitif, l’irréparé indique que tout n’est pas perdu. Jusqu’où et comment réparer les corps et les âmes blessés, mais aussi ce qui blesse la vie consacrée et ne la fait plus vivre ?
Suite à la première partie publiée dans notre numéro précédent, Moïsa Leleu propose quelques nouvelles pistes de lectures, orientées cette fois, comme le second jour de notre prochain Colloque, aux chemins d’espérance que nous tâcherons d’apercevoir.
Directrice de Vies consacrées, Noëlle Hausman préface le Colloque centenaire de la revue en réfléchissant à la question qui y sera posée : « Faut-il réparer la vie consacrée ? ». Réparer, pour la tradition juive et l’Écriture sainte, n’est-ce pas toujours « passer ailleurs », par un chemin nouveau qui s’ouvre dans le cœur (Ps 83,6) ?
Posée en ces termes savoureux à tous les consacrés, ces lignes d’inspiration franciscaine entendent la fraternité comme le contexte nécessaire à une vie chaste, pauvre et obéissante. Depuis le désert jusqu’aux moines contemporains, à travers le témoignage de Claire d’Assise, il s’agit de prendre soin de sa singularité pour en faire don à ses frères.
Prieur des Carmes de Bruxelles, Stefano Conotter, qui a été maître des novices en Roumanie, nous propose ici un moment de sagesse : relire notre histoire pour y entendre l’expérience de la déception (dés-illusion) comme le passage qui permet de découvrir un niveau de relation plus profond – l’art de savoir décevoir et d’être déçu.
Sœur de la Providence de Ribeauvillé, sœur Monique a été supérieure générale et présidente de la C.S.M.F. (aujourd’hui CORREF) ; elle livre, notamment aux instituts qui vont vers l’accomplissement de leur mission, un regard d’espérance sur les temps que nous vivons.
Un curé de Bruxelles. C’est ainsi que l’auteur préfère se présenter, pour partager avec ceux qui le désirent sa méditation de trois « crises » récentes (les abus, l’épidémie de Covid, la mise en route du Synode) qui le font revenir à la source baptismale et réfléchir aux premières organisations chrétiennes.
Né en Lituanie dans une famille de militaires russes, catholique de conversion, le nouveau prieur du couvent dominicain de Marseille poursuit désormais un ministère de prédication, d’enseignement et d’accompagnement qui l’a déjà conduit à publier un bel ouvrage sur la paternité spirituelle et ses contrefaçons (voir la recension ici). Il nous rend ici le service de revenir sur un texte récent, encore mal connu.
Avec l’appui de sœur Carmen Sammut, présidente sortante (voir Vs Cs 2016-3), la récente réunion plénière de l’UISG nous est contée par la supérieure générale d’un petit institut diocésain belge. Des engagements ont été pris, confiés pour leur suivi à sœur Jolanda Kafka, missionnaire clarétaine, nouvelle présidente, et à son conseil.
Directeur du CRVR d’Évry, notre ami dominicain Jean-Claude Lavigne, ancien directeur d’« Économie et Humanisme », aujourd’hui président des éditions du Cerf, poursuit ses avancées sur tous les aspects de la vie consacrée, en prise avec les défis du temps ; cette fois, c’est la nouvelle provocation à dire Dieu qu’il s’agit d’entendre, de la part des congrégations religieuses plus anciennes aussi bien que des communautés nouvelles.
L’une des conférences les plus suivies du Colloque international clôturant la vie consacrée portait sur le discernement à opérer, lorsque de jeunes associations cherchent leur voie auprès des instituts anciens. Des critères canoniques sont rappelés, une ouverture prudente, recommandée, alors même qu’une « nouvelle forme de vie consacrée » n’a pas encore vu le jour.
Souvent, le temps nous manque — ou peut-être lui manquons-nous. Qu’est-ce donc que ce temps qui passe, et semble emporter avec lui nos espérances perdues ? Comment le temps de nos vies est-il sauvé ? L’auteur nous entraîne à réfléchir au passage de Dieu « dans le temps que nous sommes » : que peuvent prophétiser les trois vœux, en cette époque de dépouillement ?