Éclairer et accompagner des engagements toujours plus évangéliques dans toutes les formes de la vie consacrée
Pilote interim du Groupe de travail n° 2 (CEF-CORREF), professeur de dogmatique à la Faculté Notre-Dame, Frédérique Poulet, vierge consacrée, présente les fondements et préconisations auquel son groupe est arrivé, pour promouvoir une juste pratique de l’accompagnement spirituel. Un chantier loin d’être clos.
Par une auteure d’origine irakienne, docteur en théologie et en droit canonique de l’Université de Strasbourg, chargée de formation et défenseur du lien au Tribunal ecclésiastique, à qui l’on doit plusieurs ouvrages, une lecture informée et ouverte du récent Vademecum publié par la Corref.
Habitué de nos pages, le père Pierre Gervais, jésuite canadien, a mené sa carrière de dogmaticien à l’I.É.T. de Bruxelles où il a revisité, avec les grands traités et les principaux sacrements, quelques figures éminentes de la mystique chrétienne. Il se consacre désormais à l’écriture, notamment d’importants commentaires des Exercices spirituels ; cet article en donne l’épure la plus achevée.
Le père abbé de Saint-Wandrille s’est fait connaître par sa thèse de théologie (La saveur de Dieu, Cerf, 2002, saluée par le futur Benoît XVI et recensée en 2003 dans notre revue), qui a reçu en 2004 le prix Henri de Lubac. Postulateur de la cause du professeur Jérôme Lejeune, il s’intéresse aussi, souvent mandaté par le Saint-Siège, à ce qui regarde la liberté et l’autorité dans les communautés de vie consacrée.
Saint Bernard a écrit sur l’amour des pages éternelles, qu’on peut rappeler en soulignant quelques étapes du parcours de la liberté (l’âme) que le Créateur rappelle à sa ressemblance.
On n’a peut-être pas encore remarqué la « doctrine » de Sœur Bénédicte de la Croix à propos des vœux religieux. L’auteur nous la propose, à partir des traductions nouvelles de l’œuvre, dont de larges extraits nous sont ainsi offerts. La vie religieuse est entendue par Édith Stein comme vocation, les conseils évangéliques comme signes de consécration, la chasteté, comme virginité, la pauvreté comme libération, et par dessus tout, l’obéissance, comme configuration au Christ, parce que, en définitive, la Trinité est le modèle de la vie des vœux. Un enseignement dont l’actualité n’a pas fini de nous impressionner.
Au fil d’une conférence inspirée de l’année sacerdotale, l’auteur explique comment il entend la place de Marie dans la vie spirituelle des prêtres (Marie à la Croix, Marie à Cana), mais aussi, ce qu’une telle présence implique pour leur formation continue (Marie, Mère de l’Église, Mère de Dieu, en son Immaculée conception) : il est ainsi question de l’originalité personnelle de chaque prêtre, de sa capacité d’apporter à d’autres la plénitude de grâce qui l’habite, du consentement à l’action souveraine de Dieu, du témoignage à rendre à l’accomplissement des Écritures plutôt qu’à la culture nationale ; bref, de déployer sa liberté à l’intérieur de la liberté infinie de Dieu, si l’on veut pouvoir servir la liberté spirituelle de tous.
Le Christ couvrant de son silence l’humiliation de la femme adultère ; le Fils livré au silence du Père sur la croix : telles sont les deux faces de la mansuétude divine qu’un jeune théologien nous donne à considérer. Ainsi,le silence chrétien apparaît comme un lieu fondamental d’éveil et d’engagement et la liberté humaine peut s’accorder à l’œuvre discrète de l’Esprit.
Répondant bien à son titre initial, « Redécouvrir l’accompagnement individuel au nom du Christ », cet exposé rend compte d’une longue expérience d’accompagnement de nombreux débutants dans la formation sacerdotale, auxquels les Exercices spirituels de trente jours de saint Ignace ont été proposés. Un déploiement de la liberté spirituelle s’y opère, où s’approfondit l’indispensable relation personnelle au Christ de Dieu.
La pensée et la spiritualité indienne offrent, quand on les explore par leurs versants hindou aussi bien que bouddhique, des ressources souvent inaperçues en Occident : être délivré de la peur et « faire don de l’absence de crainte » à tout être vivant, n’avoir plus de crainte et n’en inspirer plus aux autres, voilà qui suggère, notamment dans la figure du « renonçant royal », des résonances avec la tradition chrétienne qui peuvent nous provoquer.
S’adressant récemment à une rencontre de formateurs des Séminaires de France, l’auteur rappelle, avec la simplicité qu’on lui connaît, le lien essentiel entre la croissance spirituelle et l’intelligence de l’Écriture, ou plutôt, de la Parole de Dieu. Tout engagement chrétien pourrait en tirer profit.
Dans la série déjà bien fournie des premières publications de jeunes auteurs, voici un commentaire précis de la formule de profession d’une grande famille religieuse ; on comprendra en la suivant à quel point la liturgie informe la pratique et combien les conseils évangéliques, vécus selon les accents propres à l’institut, constituent la trame de la liberté personnelle comme de la mission.