Éclairer et accompagner des engagements toujours plus évangéliques dans toutes les formes de la vie consacrée
Prêtre du diocèse du Havre, normalien, théologien, aujourd’hui enseignant en théologie pratique aux Facultés Loyola Paris et aumônier général du Secours Catholique-Caritas France, François Odinet vient de participer au Synode romain.
La doctrine conciliaire des charismes se trouve aujourd’hui en crise, du moins en ce qui regarde le charisme fondateur : avons-nous bien compris, du point de vue théologique envisagé par Noëlle Hausman, à quoi elle engage ceux qui ont à le « recevoir » aujourd’hui ?
Témoin de la première heure, Alphonse Borras, qui nous a déjà présenté l’Église synodale en 2020, la préparation du Synode en 2022, l’étape continentale en 2023, poursuit sa « chronique » de première main, en faisant le point sur la récente Assemblée synodale de 2023, à laquelle il a participé en tant que théologien.
Poursuivant son commentaire de la Lettre apostolique du Pape François sur la formation liturgique du Peuple de Dieu, Patrick Prétot, o.s.b., docteur en théologie et en anthropologie des religions, professeur à l’Institut Supérieur de Liturgie (ICP), met ici en évidence la nécessité d’une formation liturgique pour l’ensemble des consacrés ; ce qui impose de parler, loin des formalismes, du discernement de l’essentiel.
Voici, par leur auteur principal, évêque de Haarlem-Amsterdam, un commentaire des Directives approuvées par le Dicastère pour le gouvernement et l’administration des biens des instituts diocésains de vie consacrée aux Pays-Bas. Ces « Guidelines » sont aussi pour l’instant à la base de plusieurs rencontres organisées à Rome pour entendre les Conférences de religieux sur le sujet. Elles pourraient donc devenir bientôt plus universelles.
Formé par la vie cartusienne, ermite diocésain depuis une quinzaine d’années, l’auteur propose sa lecture concrète des Orientations « Ponam in deserto viam » : selon lui, la spiritualité du désert et son incarnation s’y rencontrent admirablement, grâce à certains critères de discernement, au premier rang desquels, souligne-t-il, l’indispensable absence de connexion internet.
Sous-secrétaire de la CIVCSVA et père montfortain, l’auteur nous offre une présentation particulièrement autorisée du beau texte que son Dicastère vient de publier sur la vie érémitique : un novum depuis le Concile, dont tous peuvent découvrir, depuis déjà quelques semaines, une traduction française sur notre site.
C’est la suite attendue de l’article commencé dans notre livraison précédente. Doyen du Studium des Frères de Saint-Jean, ecclésiologue de formation, frère Gonzague insiste ici sur le travail de mémoire et de prophétie qu’ont à faire les jeunes instituts (et d’autres !) dans l’Esprit qui permet la (re)réception ecclésiale du don d’origine.
Né en Lituanie dans une famille de militaires russes, catholique de conversion, le nouveau prieur du couvent dominicain de Marseille poursuit désormais un ministère de prédication, d’enseignement et d’accompagnement qui l’a déjà conduit à publier un bel ouvrage sur la paternité spirituelle et ses contrefaçons (voir la recension ici). Il nous rend ici le service de revenir sur un texte récent, encore mal connu.
Prêtre du diocèse de Metz, vice-doyen de la Faculté de droit canonique de l’Institut catholique de Paris, Cédric Burgun présente l’important Motu proprio « Authenticum charismatis » qui requiert désormais l’approbation écrite du Saint-Siège avant d’ériger de nouveaux instituts de vie consacrée.
La chronique annuelle ne reprend pas, loin s’en faut, tous les ouvrages sur la vie consacrée qui nous sont parvenus et dont l’on trouve déjà les recensions sur notre site. Noëlle Hausman, sœur du Saint-Cœur de Marie et directrice de la revue, propose sa lecture d’ouvrages jugés signifiants. Cliquez sur leur titre pour en lire la recension dans la rubrique « Critiques de livres ».
Le père carme Stefano Conotter, aujourd’hui prieur à Bruxelles, a été maître des novices en Italie et prieur en Roumanie ; il présente la récente Instruction Cor orans (15 mai 2018), qui applique la constitution Vultum Dei quaerere (26 juin 2016) sur la vie contemplative féminine – un document qu’on aurait tort de croire réservé aux moniales de vie cloîtrée.