Éclairer et accompagner des engagements toujours plus évangéliques dans toutes les formes de la vie consacrée
Le Cardinal Ángel Fernández Artime, ancien recteur majeur des Salésiens de don Bosco, aujourd’hui pro-préfet du Dicastère de la vie consacrée, a présidé la messe du Colloque, en l’église Saint-Ignace, où il a donné ce commentaire des lectures du jour, tout en indiquant que la question « Faut-il réparer la vie consacrée ? » était non seulement profondément évangélique mais encore « un acte d’amour ».
Directrice de Vies consacrées, Noëlle Hausman préface le Colloque centenaire de la revue en réfléchissant à la question qui y sera posée : « Faut-il réparer la vie consacrée ? ». Réparer, pour la tradition juive et l’Écriture sainte, n’est-ce pas toujours « passer ailleurs », par un chemin nouveau qui s’ouvre dans le cœur (Ps 83,6) ?
L’actuelle prieure générale des Bénédictines du Sacré-Cœur de Montmartre expose dans ces pages engagées le chemin de reconstruction que son Institut est en train de parcourir, après de longues années d’un système d’emprise (abus de pouvoir et abus spirituels) qu’il a fallu nommer et dont les souffrances restent à porter.
Un laïc engagé en entreprise et doctorant en théologie nous propose ce texte équilibré, pénétrant et modeste, sur les conseils évangéliques vus depuis le monde des affaires financières ; ici apparaît une compréhension renouvelée des enjeux de la vie chrétienne et, réciproquement, de la vie consacrée.
Professeur de philosophie aux Facultés Loyola Paris, membre du groupe éthique de la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP), Agata Zielinski propose de penser les vœux comme une manière incarnée d’être, de se laisser affecter, et d’agir avec discernement.
Sur la question du charisme, une distance critique peut être nécessaire. Un exercice exigeant auquel s’essaie frère Joachim, de Tibériade, membre du Conseil de rédaction de Vies Consacrées, en lisant de près Le Dieu pervers de Maurice Bellet.
Sœur de la Providence de Ribeauvillé, sœur Monique a été supérieure générale et présidente de la C.S.M.F. (aujourd’hui CORREF) ; elle livre, notamment aux instituts qui vont vers l’accomplissement de leur mission, un regard d’espérance sur les temps que nous vivons.
Adressé d’abord à un groupe de vierges consacrées, cette réflexion d’un jésuite expert en spiritualité et ami de notre revue, conduit avec une rare pertinence aux sources évangéliques et historiques d’une vocation qui apparaît ici dans sa complémentarité avec toutes les autres.
Professeur de théologie sacramentaire à l’Institut pontifical Jean-Paul II, sœur apostolique de saint Jean, l’auteur réfléchit à la place de la vie consacrée en relation avec le binôme clercs-laïcs. On lui sait gré d’avoir ouvert, durant le Symposium romain récent sur le sacerdoce, un débat urgent.
Depuis son apparition « récente » (1971) dans le magistère propre à la vie consacrée, le terme « charisme » a été mis à toutes les sauces. Le doyen du Studium des Frères de saint Jean, dont nous connaissons déjà plusieurs contributions ecclésiologiques, plaide ici pour un discernement éclairé de l’expérience fondatrice, « gratuite et passagère ».
Poursuivant sa réflexion sur le neuf et l’ancien (voir Vs Cs 2016-3), Carine Dequenne, consacrée de l’Emmanuel et « official » à la CIVCSVA (Congrégation pour les instituts de vie consacrée et les sociétés de vie apostolique), explore ici ce que la vie consacrée « dit » d’unique et ce que chacune de ses formes énonce de singulier. Une manière très neuve de rassembler ce qui paraît totalement dispersé.
Un historique précis et documenté des évolutions marquantes de la revue entre sa naissance, en 1925, sous le titre de Revue des Communautés Religieuses (R.C.R.), et son évolution en Vie consacrée en 1965. Le public visé, les buts, les rapports avec les lecteurs, le contenu... rien n’échappe à l’analyse efficace du regretté P. Wynants, dans son article initialement publié dans Vie consacrée 1992-4, p. 208-227.